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batailles n° 93

Au sommaire

Crête 1941, cimetière des paras allemands

  • Chronique de film : Un taxi pour Tobrouk
  • Opérations
    • Crête 1941 : Fallschirmjäger vs Australiens
    • Opération Steinbock, printemps 1944
    • La conquête de Saipan, 15 juin – 9 juillet 1944
  • Matériel
    Normandie 1944, l’entrée en lice de nouveaux blindés
  • Normandie 44
    À la recherche du port disparu : le Mulberry A
  • Témoignage
    Le Kampfgruppe Heintz et l’opération “Cobra”, témoignage d’un infirmier
  • Espionnage
    Casser Enigma, une victoire partagée
  • Circuit
    Le champ de bataille d’El Alamein (1), le musée

Batailles – n° 93

8,20

Après quelques mois sans un article sur la bataille de Normandie, voici un numéro consacré partiellement aux combats de juin à août 1944 sur le sol normand. Nous avons exhumé des archives américaines le témoignage d’un infirmier allemand pris sous les bombes de l’opération Cobra, le 25 juillet 1944. Outre la description de l’enfer vécu pendant quelques heures, ce texte est intéressant, car il montre l’état d’esprit des Landser à ce moment de la bataille et l’appréciation qu’ils avaient des Gl’s en tant que combattants. Nous vous laissons la découvrir dans l’article consacré à ce témoignage d’un soldat du Kampfgruppe Heintz.
L’un des autres articles montre que le champ de bataille de Normandie est aussi un terrain d’expérimentation pour des chars nou.veaux, du Sherman DE au Jagdpanther, en passant par le Cromwell et le Panzerjager IV.
Enfin, le troisième article évoque un sujet rarement abordé, celui du Mulberry A, le port artificiel américain installé devant Omaha Beach et dont il ne reste rien de visible aujourd’hui, si ce n’est sous l’eau, en raison de la « grande tempête» du 19 au 22 juin 1944. Était-elle d’ailleurs aussi monstrueuse qu’on a pu le dire à l’époque? Nous donnons des éléments de réponse grâce à des études récentes. En tout cas, ces trois jours de tempête ont causé plus de dégâts à la flotte américaine que les attaques aériennes de la Luftwaffe pendant presque trois mois de bataille.
En aurait-il été de même sans l’opération Steinbock, durant laquelle Gëring a essayé de riposter aux raids alliés contre le Reich avec une campagne de bombardement de représailles sans précédent depuis le Blitz de 1940-1941? Il est permis d’en douter, mais ce Baby Blitz a quand même coûté à la Luftwaffe plus de 300 bombardiers (dont elle manquait cruellement) pour un résultat insignifiant au regard de son impact sur l’issue de la guerre. Pour autant, les raids ont quand même été beaucoup plus efficaces en nombre de tués et en destruction des biens civils et militaires que les attaques nocturnes contre la tête de pont alliée en Normandie. Tout cela vous est démontré dans l’article sur l’opération Steinbock.
Comme je l’ai déjà écrit à de nombreuses reprises, la Seconde Guerre mondiale ne concerne pas que l’Allemagne et la Normandie, aussi présentons-nous des sujets plus« mondiaux»: le duel entre Australiens et Fallschirmjager en Crète, en 1941, le débarquement à Saïpan en 1944, une nouvelle série sur les grands films de guerre, un circuit que bien peu de gens ont fait, au musée d’EI Alamein et enfin, un article captivant sur la façon dont les Alliés ont brisé le code de la machine Enigma, loin du folklore hollywoodien. À cette occasion, nous accueillons dans nos colonnes Christophe Prime, un historien qui officie au mémorial de Caen.
J’en profite pour saluer Nicolas Pontic, qui part sous d’autres cieux, plus proches de son domicile que nos locaux normands. À la rentrée, nous publierons son dernier hors série Batailles, mais d’ici là, place au travail remarquable de Benoît Rondeau sur l’infanterie pendant la bataille de Normandie, qui paraîtra vers le 18 juin 2021 (hors série Batailles n ° 12).
Bonne lecture, Yves Buffetaut