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L’Epte 3, Deux Guillaume pour un duché – Eriamel, Darvil, Mambba

L’affrontement entre Guillaume Cliton, vassal du roi de France et Guillaume Adelin, vassal du roi d’Angleterre. Le second sortira vainqueur.

14,00

La roue tourne-t-elle ? Foulque d’Anjou médite en cette soirée du mois de juin 1119. « Tranquille au nord de la Normandie, Henri n’aurait rien cédé au sud. Par ce mariage, mes amis retrouvent leurs terres et seront les tampons entre l’Anjou et la Normandie… Que Louis se débrouille donc seul. »

Et voilà qu’au mois d’août, la lune, pendant son premier quartier, parut le soir, rouge comme du sang. Alors son disque se montra s aux regards des hommes en France, aussi grand que le fond d’un tonneau. Ensuite elle fut coupée à son milieu par une couleur semblable à celle du Saphir. Et les spectateurs virent, entre les deux moitiés égales, un espace tel que si une chose semblable arrivait sur la terre, on croirait voir un sentier propre à la marche de l’homme. Chacun cherche donc une signification à ce phénomène. Se peut-il qu’il annonce une grande défaite pour les uns et une tragédie pour d’autres…

« Mes amis, c’est l’heure. Prendre Noyon n’est que le début de notre marche sur Rouen. Dieu nous a investi d’une glorieuse mission. Oui messieurs, Guillaume Cliton, fils du duc Robert, duc des Normands est parmi nous. »

« Sire, mon père Robert, véritable duc des Normands, croupit dans une geôle en Angleterre, où mon oncle Henri l’a emmené. Avec un grand nombre de fidèles, parmi lesquels Guillaume Crespin, Baaldric de Brai qui sont ici à mes côtés, j’ai juré de reconquérir mon héritage, ce jour d’hui, je prends les armes pour délivrer mon père. »

En ce 20 août 1119, le soleil était déjà bien haut lorsque les deux armées convergeaient l’une vers l’autre. La progression des Français euphoriques après l’incendie du monastère était quelque peu désordonnée. Louis VI le Gros et ses hommes pensaient qu’il faudrait bientôt faire usage des armes devant Noyon, et qu’ils prendraient la ville aisément…Les Anglo-Normands commandés par Henri I Beauclerc savaient que dans peu de temps ils surprendraient leurs adversaires en un lieu choisi par eux. Mais il fallait qu’ils l’atteignent avant Louis.

La bataille se déroula à Brenmule. Le roi Henri acheta vingt marcs d’argent l’étendard du roi Louis, d’un soldat qui s’en était emparé. Il le garda en témoignage de la victoire que le ciel lui avait accordée. Le lendemain il renvoya au roi Louis son cheval avec sa selle et son frein et tout son harnais, comme il convenait à un monarque. De son côté, Guillaume Adelin fit reconduire à son cousin Guillaume Cliton le palefroi qu’il avait perdu la veille dans la bataille…

« Étienne, fils d’Airard, était mon père, et toute sa vie il servit le vôtre sur la mer. Ce fut lui qui sur son vaisseau, le porta en Angleterre quand il s’y rendit pour combattre Harold. Seigneur roi, je demande la même faveur, j’ai, pour votre service royal, un vaisseau, parfaitement équipé, la blanche Nef… »

Un bruit lugubre, répandu promptement parmi le peuple, courut sur le rivage de la mer… il parvint à la connaissance du comte Thibaut et des autres seigneurs de la cour. Cependant, ce même jour, personne n’osa en faire part au roi.

INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES

Poids 0.68 kg
Dimensions 32 × 24 × 1 cm
Date de parution

Novembre 2010

Pages

74

EAN-13

9782951666085