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Les articles du Magazines
Tranchées – N° 49

Tranchées – N° 49

Ce numéro de tranchées paraît très en retard, mais vous avez vu avec le hors-série Tranchées sur l’Hartmannswillerkopf, qui vient tout juste de sortir des kiosques que nous sommes toujours là. Les raisons du retard sont multiples et tiennent essentiellement à deux faits : l’augmentation du prix du papier, qui remonte à la fin de l’année dernière, bien avant “l’opération spéciale” russe en Ukraine et aussi, et surtout, à l’atonie du marché en France. Les années d’élection présidentielle en France sont toujours mauvaises, mais là, cela devient catastrophique. Toute la presse est durement impactée. Maintenant que les échéances électorales sont passées, on peut espérer un redémarrage, même si l’inflation vient une nouvelle fois tout compromettre. En tout cas, sans lecteur, aucun magazine ne peut subsister et vous avez entre vos mains l’une des clés du problème actuel. Jamais aucun magazine n’a apporté autant d’informations sur la Grande Guerre que Tranchées.
Ce numéro est très varié, comme toujours, avec cette fois une belle place offerte aux Bretons pendant la Grande Guerre : certes, il est impossible d’être exhaustif en un seul magazine, ce pourquoi nous avons choisi deux batailles emblématiques, celle d’Orvillers, largement inconnue hors du Finistère et celle d’Ypres, plus célèbre pour le premier emploi des gaz de combat.
Découvrez aussi des visages moins connus, comme ceux des marins japonais à Marseille ou des Américains à Seicheprey.

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Tranchées – Hors série n° 24

Tranchées – Hors série n° 24

De la fin de l'année 1914 à l'automne 1915, les batailles à l'est du front français se cristallisent sur un sommet des Vosges, au nom difficilement prononçable pour les Français : le Hartmannswillerkopf, aussi appelé HWK par les Allemands et Vieil Armand par les...

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Tranchées – Hors série n° 23

Tranchées – Hors série n° 23

La plus éclatante victoire du plus brillant général de l’histoire américaine, dont le déroulement fascine les écoles de guerre dans le monde entier. Cette bataille démontre le talent du général Lee et le professionnalisme de ses subordonnés et de son armée. C’est un...

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Batailles – Hors série n° 14

Batailles – Hors série n° 14

De Léningrad à la Courlande Le Heeresgruppe Nord 1941-1945 L’opération Barbarossa et la guerre en Union soviétique constituent le front majeur de la Seconde Guerre mondiale, celui où se décide le sort de la guerre. Alors qu’on ne compte plus les récits des batailles...

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Tranchées – N° 47

Tranchées – N° 47

Notre numéro 47 est essentiellement consacré à l’année 1915, une année charnière qui est malheureusement assez oubliée. Nous commençons avec la bataille navale du Dogger Bank, le 24 janvier 1915, puis la malheureuse attaque de la 41e division d’infanterie à la Fontenelle, dans les Vosges. Viennent ensuite la suite de notre article sur les poilus poètes à la bataille d’Artois, en mai-juin, et l’épopée des Pipers écossais, surtout en 1915 et 1916.
Géographiquement, le numéro 47 penche nettement vers l’est, avec deux articles sur les Vosges : celui de la bataille de Fontenelle, le 27 janvier 1915 et un autre sur la bataille de la Chipotte, le 26 août 1914, durant laquelle certains soldats allemands, à la demande de leur général, Karl Stenger, ne font pas de prisonniers et tuent même des blessés soignés dans des postes de secours allemands.
La bataille de la Somme n’est pas oubliée, avec un article sur la Bande noire, ces as français qui se sont illustrés durant l’été 1916, dont Georges Guynemer. Nous concluons par une visite sur le terrain, à Pozières, où le café Tommy présente un matériel d’époque impressionnant, qui ferait rougir bien des musées militaires plus traditionnels.
Je me permets de vous rappeler que notre hors-série Tranchées n° 22 est dans les kiosques depuis le 30 novembre et y restera jusqu’au 25 janvier 2022. Il est entièrement consacré à la bataille des Dardanelles et tout particulièrement au duel à distance entre Mustafa Kemal (futur Kemal Atatürk) qui commande alors une division dans la presqu’île de Gallipoli et qui bloque toutes les tentatives britanniques avec une réussite insolente, et Winston Churchill, alors Premier Lord de l’Amirauté, dont la carrière militaire et politique subit un coup d’arrêt brutal, avec une démission spectaculaire dont il aura beaucoup de mal à se remettre.

Bonne lecture à tous, Yves Buffetaut

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Batailles – N° 95

Batailles – N° 95

La fin de la méthode historique
Il existe une méthode historique, comme il existe une méthode scientifique. Certes, l’histoire n’est pas une science exacte (en existe-t-il vraiment une ?), mais longtemps les historiens ont appliqué une méthode basée sur des éléments indiscutables et surtout, sur le croisement des informations, quand c’est possible et l’analyse de plusieurs données équivalentes afin d’en faire une synthèse logique, à défaut d’être certaine.
Pour la Seconde Guerre mondiale, les sources sont immenses et même si elles ne sont pas toutes connues, leur champ ne cesse de s’étendre, surtout depuis que la Russie a rendu publiques les archives de l’URSS. Personne ne dira que les documents d’archives peuvent être acceptés comme étant le reflet de la vérité absolue. Les approximations et les mensonges y sont parfois présents. En effet, chaque division, ou chaque régiment, a tendance à se mettre en avant ou à rejeter sur l’unité voisine les raisons de son échec. Cela dit, il est assez facile de séparer le bon grain de l’ivraie en croisant les informations : ce qui est manifestement exagéré saute aux yeux.
Or, que voit-on aujourd’hui ? Les sites internet, les pages Facebook, les blogs de tout genre, nous assènent des vérités « historiques » avec un aplomb phénoménal. Les contresens historiques font florès, pour ne pas dire les non-sens. Plus personne ne donne ses sources, plus personne ne cite de documents indiscutables : c’est l’avis de chacun qui prime, sans être étayé le moins du monde.
On apprend ainsi que l’arme blindée française était la meilleure du monde en 1940, avec les meilleurs chars (pensez ! avec un tel blindage) et que la misérable Panzerwaffe ne valait pas grand-chose, avec ses Panzer I et Panzer II en pagaille. Certes, cela part d’un fait indiscutable, le B1 bis était mieux blindé que le Panzer IV et le R 35, mieux que le Panzer I. Oui, c’est vrai. Mais un bon blindage ne fait pas un bon char. Tant d’autres données doivent être prises en compte : le canon, la radio, la fiabilité, la consommation en carburant, la vitesse et l’agilité sur le terrain, sans parler de l’organisation des unités au sein desquelles il évolue. Tant pis, c’est trop difficile de tout analyser. Même les faits les plus indiscutables sont occultés : les chars français de 1940 n’ont jamais remporté une seule victoire, ni contre les Panzer, ni contre l’infanterie. On nous parle d’Hannut, en Belgique, mais après une journée de combat, les Français abandonnent le terrain. On nous parle de Stonne, le Verdun de mai 1940, mais la prise et la reprise de ce village, hors de l’axe de l’offensive allemande, n’avait aucun intérêt, tactique ou stratégique.
Tout cela n’aurait guère d’importance si la moindre tentative de rétablir un semblant de vérité historique n’était pas sanctionnée par une bordée d’insultes, de mépris et d’accusations débiles. Replongeons-nous vite dans les publications sérieuses, comme ce n°95 de Batailles qui offre de l’analyse et de vraies découvertes.
Bonne lecture, Yves Buffetaut

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